13 avril 2012

Théâtre Toursky, Marseille

Dorsaf Hamdani

Les princesses du chant arabe ? S’il faut donner seulement trois noms, ce ne peut être que ceux d’Oum Kalthoum, de Fairuz et d’Asmahan. Princesses, reines, impératrices, peu importe. Elles trônent au sommet de toutes les hiérarchies : la gloire, la puissance, la légende, la splendeur…

Dorsaf Hamdani les chante toutes les trois. La sophistication et la virtuosité d’Oum Kalthoum, les aigus et les goûts révolutionnaires de Fairuz, la profondeur sentimentale et le tropisme dramatique d’Asmahan… Depuis qu’elle a découvert la musique, Dorsaf a toujours tendu les oreilles vers l’Est. Elle a donc poli peu à peu sa voix, dans le malouf comme dans les genres semi-classiques nés au Machrek au XXe siècle. Mais elle refuse les grands orchestres à cordes de cinéma ou les synthétiseurs de la modernité arabe. Elle préfère la petite formation d’un cabaret ou d’une salle de concert résolument intemporelle : Qanoun, violon, ney, tar, derbouka . « Plus que leur perfection technique, j’essaie de comprendre ce qui les a installées dans la mémoire des peuples arabes. »

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